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Élisabeth Turgeon, fondatrice Cause de canonisation Centre Élisabeth Turgeon Béatification d'Élisabeth Turgeon
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Centre Élisabeth Turgeon

Le Centre Élisabeth Turgeon a pour objectif de promouvoir la dévotion envers Marie-Élisabeth Turgeon. Il est un lieu d'accueil des visiteurs au tombeau, un lieu de prière, de recherche et d'études au service de la cause de canonisation. Le Centre est ouvert tous les jours. Les Soeurs de Notre-Dame du Saint-Rosaire et les personnes associées à leur Congrégation y apportent une collaboration indispensable et enthousiaste.

Centre Élisabeth Turgeon
300, allée du Rosaire, Rimouski, Québec, Canada,
G5L 3E3

Téléphone : 418 723-2705
Télécopieur : 418 724-0922
Courriel : ceturgeon@soeursdusaintrosaire.org

L'éditorial Élisabeth Turgeon

2017-02-28
Heureux les affligés, car ils seront consolés. (Mt. 5, 5)

Jésus décrit dans cette béatitude l’affliction comme une voie menant au bonheur. Pour être heureux, il faut être prêt à abandonner ses rêves et à accueillir la réalité telle qu’elle est. Lorsqu’une personne consent à supporter la douleur et le chagrin, elle est capable d’être heureuse. Jésus proclame donc bienheureuses les personnes qui sont disposées à pleurer la perte de leur rêves.

Élisabeth Turgeon s’engage courageusement dans cette voie. Dans la Positio, on mentionne quelques-unes des humiliations vécues par notre fondatrice: humiliations attachées à la misère matérielle, humiliations venant de sujettes inaptes à la vie communautaire, humiliations de la part de certaines gens de la ville de Rimouski qui se demandaient ce qu’elle et ses compagnes ambitionnaient, humiliations fournies par des collégiens qui avaient la moquerie facile, humiliations causées par la froideur et l’indifférence de l’Évêque et de son Grand Vicaire. Humiliation de confier à ce dernier, sur son lit de mort, les dettes contractées pour sa petite famille et qu’elle n’avait pas trouvé le moyen d’éteindre. (Positio, p. 813)

Son idéal aurait pu se briser face à la réalité dure et impitoyable à laquelle Élisabeth est confrontée. Mais elle choisit de continuer à vivre. Elle se plaint en présence de Dieu et cela lui est salutaire et purifiant. Elle pleure devant le Saint Sacrement, y passe parfois des nuits en prière sans colère, sans révolte, mais avec une humble paix. Elle fait l’expérience promise des consolations divines. Cela lui permet de garder son équilibre intérieur.

Élisabeth vit une attente de quatre ans remplie de difficultés, d’incertitudes et de souffrances pour aboutir enfin à sa profession religieuse avec treize novices, acte par lequel leur association passera au statut officiel de congrégation religieuse. Elle était d’une patience inaltérable au milieu des plus pénibles contrariétés. On a loué sa patience, sa maîtrise d’elle-même, son aptitude à garder opportunément le silence dans les moments difficiles. (Positio, p. 192)

Une compagne des premiers temps dit: Nous étions toutes heureuses de souffrir auprès d’elle et avec elle. Si elle invitait ses soeurs à bénir le Seigneur pour tout: le succès, la perte des biens matériels, les souffrances physiques et morales, etc., c’est qu’elle-même savait où trouver refuge et force. Dans ses noirs chagrins, dans ses difficultés sans espoir de réussite, elle se tenait debout veillant et priant des nuits entières. (Positio, p. 765)

Lorsque la béatitude proclame les affligés bienheureux, sachons que c’est Dieu lui-même qui les consolera. À travers bien des épreuves et des souffrances, Jésus éveillait dans la Bienheureuse Élisabeth la nostalgie du bien véritable qui est Dieu lui-même, avec lequel elle ne veut faire qu’un: Mon Dieu, mon Tout! Je ne veux savoir et retenir que Vous! (Sentence, no 58).
 
Ann Adams, RSR
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