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Élisabeth Turgeon, fondatrice Cause de canonisation Centre Élisabeth Turgeon Béatification d'Élisabeth Turgeon
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Centre Élisabeth Turgeon

Le Centre Élisabeth Turgeon a pour objectif de promouvoir la dévotion envers Marie-Élisabeth Turgeon. Il est un lieu d'accueil des visiteurs au tombeau, un lieu de prière, de recherche et d'études au service de la cause de canonisation. Le Centre est ouvert tous les jours. Les Soeurs de Notre-Dame du Saint-Rosaire et les personnes associées à leur Congrégation y apportent une collaboration indispensable et enthousiaste.

Centre Élisabeth Turgeon
300, allée du Rosaire, Rimouski, Québec, Canada,
G5L 3E3

Téléphone : 418 723-2705
Télécopieur : 418 724-0922
Courriel : ceturgeon@soeursdusaintrosaire.org

L'éditorial Élisabeth Turgeon

2017-11-28
Cette béatitude combat la tendance à se plaindre de l’injustice sans vraiment lutter contre elle. Elle exhorte à trouver le courage de s’engager et de prendre des risques pour la justice.
 
Élisabeth voit la souffrance des enfants pauvres du diocèse de Rimouski et considère qu’il lui est possible de l’adoucir. Elle se rend à Rimouski à la demande réitérée de Mgr Jean Langevin qui, au début, lui manifeste une grande confiance. Plus tard, elle est privée de ce soutien moral. Elle vit douloureusement la froideur et les silences de l’Évêque. Elle se tait et garde espoir dans le Dieu qui l’appelle.
 
Elle puise dans son amour intense pour Jésus la force de s’engager dans un long noviciat tissé de souffrances toutes plus pénibles les unes que les autres. Elle surmonte patiemment les fausses accusations et les reproches de certaines sujettes. La peur d’essuyer un refus à son projet de vie religieuse la met dans la situation du persécuté et l’aiguillonne sur le chemin qui mène à Dieu.
 
Pendant le dur hiver de 1876, des filles intéressées au nouvel Institut des Sœurs des Petites-Écoles viennent; mais après quelques jours au misérable couvent, elles repartent en traitant de folles les sœurs qui l’habitent. Même des prêtres se moquent de ces vieilles filles extravagantes qui poursuivent un projet de fondation à Rimouski où il y a déjà trois communautés religieuses. (Positio, p. 114)
 
Des personnes inaptes à la vie religieuse sont reçues dans le groupe parce que le discernement des aptitudes à cette vocation ne se fait pas. Comme maîtresse de novices, sœur Élisabeth en souffre moralement  et subit même des mauvais traitements physiques de la part de certaines. Elle vit le mépris et les railleries sereinement dans le silence, avec son Dieu. (Positio, p. 759) Elle accepte que c’est par ce rude chemin à la suite du Christ que l’on obtient le Royaume des cieux.
 
L’expression Royaume des cieux est synonyme de bonheur (Grün). Le royaume n’est pas quelque chose d’extérieur aux personnes persécutées pour la justice, il est Dieu lui-même qui règne en elles et qui les libère.
 
Élisabeth prouve qu’elle est un témoin de Dieu en acceptant d’être persécutée pour la justice. Elle accepte les maux liés à sa vocation de fondatrice dans la patience et la joie, confiante que le Seigneur se manifestera. Ainsi elle est transformée et elle change les cœurs des personnes qui la connaissent. Elle peut réconforter ses sœurs : Nous avons de bonnes nouvelles de vous, cela doit vous encourager à faire le bien avec zèle et persévérance : le ciel en vaut bien la peine, et après tout, il est au bout; il n’y a que celui qui persévère jusqu’à la fin qui sera couronné. (Lettre, février 1881)
 
Ann Adams, R.S.R.
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