SPIRITUALITÉ CHRÉTIENNE D'ÉLISABETH TURGEON (SUITE)
2013-05-01

La vie communautaire pour Élisabeth 

Dans la vie religieuse, Élisabeth considère la vie communautaire comme essentielle.  Elle refuse d'envoyer des sœurs en mission dans les paroisses avant qu'elles n'aient émis les vœux de religion.  Elle veut bien qu'elles y aillent deux par deux, jamais seules. 

Le 23 mars 1881, alors qu'elle se sentait mourir, Élisabeth laissa ces mots significatifs de la qualité des relations que les sœurs devront avoir entre elles :

« Mes sœurs, je vous recommande particulièrement l'union, la charité fraternelle,...quand on est uni dans une communauté, quand la paixtrinite2010.jpg règne parmi ses membres, c'est le ciel sur la terre. »  « Soyez toujours charitables les unes envers les autres, aimez-vous comme Notre Seigneur vous aime» (Chronique).

Elle encourage les sœurs de Saint-Godefroi à visiter celles de Port-Daniel, les dimanches de retraite et durant les vacances de l'hiver.  Cependant, elle leur demandera de les réduire quand elle aura perçu que les Curés n'apprécient pas trop ces sorties en paroisse étrangère (Lettre, fin décembre 1880).

 Dès les débuts de l'Institut, les Sœurs des Petites-Écoles se sont intégrées à la vie paroissiale.  Elles ont participé aux offices religieux de la cathédrale, même si elles ont attendu longtemps pour avoir «une place de banc réservée».  Encore en 2013, fidèles à l'esprit des pionnières, les sœurs du Saint-Rosaire sont «paroissiales» et elles s'engagent dans les activités de la vie chrétienne et collaborent dans certains mouvements à caractère social. 

Conclusion 

On peut dire que Marie Élisabeth Turgeon a vécu une spiritualité chrétienne imitable.  Son modèle et guide : Jésus et sa doctrine.  Ses choix : la prière personnelle et communautaire, la justice, la bonté du cœur et la vie en communauté.  Pour Jésus, elle a accepté avec joie la pauvreté, la maladie, les contrariétés.  Malgré une constitution fragile, elle s'est donnée pour les pauvres et les petits de son temps à la façon de Jésus.  Remercions-la d'avoir illustré dans son vécu la spiritualité chrétienne dans laquelle nous sommes en marche.  Ensemble, souhaitons la reconnaissance officielle des vertus de cette Servante de Dieu par l'Église de Rome.

Ann Adams, R.S.R..



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