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Quoi de neuf au Musée?

2019-01-30
Clin d’œil sur les lieux de missions
des Sœurs de Notre-Dame du Saint-Rosaire
 
 

Baie-des-Sables 

Les Sœurs des Petites-Écoles quittent Rimouski en 1890 pour tenir l’École Modèle de la paroisse de l’Assomption de Notre-Dame de Sandy Bay (appelée Baie-des-Sables, en 1932). Elles sont accueillies « au presbytère avec grande joie et bienveillante cordialité »; car depuis 7 ans, on attendait ce jour… Les trois religieuses sont conduites à leur « pauvre logis situé à deux arpents de l’église. Quatre appartements sont mis à leur disposition : cuisine, réfectoire, dortoir au grenier et une classe 30 x 25 pieds qui reçoit 55 élèves de 7 à 15 ans. Ils sont pleins d’entrain, d’enthousiasme, anxieux de connaître leurs nouvelles institutrices. »  En 1956, on construit une école neuve pour accommoder la clientèle scolaire qui augmente, d’année en année. Au registre scolaire du couvent, on note les différentes activités qui alimente la vie étudiante : Croisade du Saint-Rosaire, Croisade eucharistique, Cercle des jeunes Naturalistes, Cercle du Bon Parler, Caisse d’épargne scolaire, Semaine de l’Éducation, Fête des arbres… En juin 1976, la relève étant assurée, la Communauté croit bon de se retirer ; non sans déchirement, car le passé demeure présent dans les souvenirs des religieuses qui ont habité cette belle paroisse!

Sainte-Anne-de-Beaupré 

Fondée en 1658, la paroisse de Sainte-Anne-de-Beaupré est le plus ancien lieu de pèlerinage au Canada. « En 1875, un recensement paroissial donne 181 familles, 1 149 habitants. La population y est entièrement catholique et de langue française. La pauvreté matérielle est grande. L’ignorance ne l’est pas moins; la majorité des gens ne savent ni lire ni écrire. » L’éducation demeure chancelante jusqu’en 1850 avec la naissance des commissions scolaires. Même à cela, « à Sainte-Anne vers 1870 on ne compte encore que deux écoles mixtes du régime français, avec deux institutrices et une assistance d’environ cent élèves. »Les écoles demeurent toujours dans un état lamentable. Vers 1889, les Rédemptoristes décident de bâtir trois nouvelles écoles : une au village, une à Rivière-aux-Chiens et une troisième appelée École Pelletier. En 1893, les Sœurs du Saint-Rosaire prennent en charge ces trois écoles. Le Révérend Père Tiélen accueille chaleureusement ces dix religieuses. En 1910, le collège ouvre ses portes sous la direction des Frères des Écoles Chrétiennes. Les vieilles écoles sont remplacées par de nouvelles constructions et l’agrandissement du couvent. En 1959, enseignent 11 religieuses et 11 institutrices laïques. Au cours des années, différentes activités para-scolaires et pédagogiques stimulent enfants et parents à la cause de l’éducation. Les religieuses quittent le couvent pour habiter une maison de la congrégation, en 1972.
Elles continuent leur œuvre d’éducation et de pastorale paroissiale. Aujourd’hui, en 2019, la mission de Sainte-Anne se poursuit par la présence d’une seule religieuse. Quelques devancières s’intéressent encore à la vie de cette paroisse importante dans leur histoire et dans la nôtre!

Hébertville 

En mars 1894, le curé de la paroisse Notre-Dame d’Hébertville demande « des sœurs pour tenir l’école du village située tout près de l’église et recevant 90 enfants des deux sexes. » L’appel du curé est tout de suite entendu… Les fondatrices (4) arrivent à la gare d’Hébertville au soir du 23 août 1894. Elles logent au presbytère jusqu’au 5 septembre. Trois classes s’ouvrent le lendemain pour recevoir une centaine d’élèves. « Dès le début, les parents manifestent une grande confiance et viennent souvent au parloir, au sujet de leurs enfants. En août 1895, l’école reçoit une quatrième religieuse enseignante. La répartition des élèves en quatre classes assure un meilleur rendement scolaire. » Fait marquant dans cette paroisse, l’appréciation de l’Inspecteur : D’où vient cette méthode d’enseignement?  On le  sait, elle a été  donnée à la jeune communauté par sa fondatrice
« Élisabeth Turgeon, ex-élève de l’École Normale Laval de Québec, dirigée par les Ursulines, et par le premier évêque de Rimouski, Mgr Jean Langevin, ex-principal de ladite école. » La qualité de l’enseignement  ne  cesse  de  progresser.  En  1932,  le  secrétaire de la Commission scolaire écrit :
« votre communauté a toujours eu dans notre paroisse une excellente réputation comme communauté enseignante et il est de l’intérêt commun que celle-ci se maintienne. » Les religieuses relèvent le défi, jusqu’en 1980. « Le 14 juin, la population manifeste sa reconnaissante et son regret face à la réalité du départ des sœurs par une messe d’action de grâces, suivie d’une réception empreinte de simplicité et d’amitié. » Presque cent ans de dévouée présence!
 
Lisette d’Astous, R.S.R.

 

                                                 

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